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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:47

 

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Est-ce qu'aujourd'hui tous les recruteurs vont absolument avoir besoin de chercher de l'info sur un candidat on line alors qu'ils n'en éprouvaient pas le besoin il y a 7/8 ans quand les réseaux sociaux n'existaient pas ?

 

Voici la question que m'a posée récemment une Jeune diplômée. Je la trouve aussi intéressante qu''incroyable !

De la même manière on pourrait se poser la question suivante : Est-ce qu'aujourd'hui tous les internautes vont absolument avoir besoin de chercher de l'information sur Google ou plus généralement d'utiliser Internet alors qu'ils n'en éprouvaient pas le besoin avant l'apparition des moteurs de recherche et de la toile elle-même ?

 

Trêve de plaisanterie ! Ma réaction est volontairement "provoc" pour répondre que les recruteurs sont des femmes et des hommes comme les autres et que l'être humain est curieux de nature ! Avec toute l'info que l'on peut trouver aujourd'hui sur le web sur une personne, il serait étonnant et idiot de s'en priver ! Pourquoi donc les recruteurs se contenteraient-ils d'utiliser internet pour consulter les CVthèques alors qu''ils ont accès aux réseaux sociaux ! Autant demander à un utilisateur de smartphone de ne se servir que de la fonction téléphone et de laisser de côté l'accès à Internet, les fonctions musique, photo et vidéo, agenda, mail,radio, TV, géolocalisation, infos pratiques, jeux, ...

 

En réalité, le plus surprenant est que les recruteurs aient pu aussi longtemps se contenter des informations contenues dans le CV, purement déclaratives, pour décider de rencontrer un candidat !

 

Cela me fait penser à une autre question qui m'est souvent posée : En en disant trop, ne risque-t-on pas de ne plus intéresser le recruteur qui n'aura plus rien à découvrir en entretien ? Et pour les personnes qui se la posent, cette question concerne déjà le CV, sans même parler d’une quelconque activité en ligne ! Or, un CV qui ne comporterait pas tous les bons mots-clés n'a quasiment aucune chance de franchir avec succès la première étape de sélection, que celle-ci soit réalisée par un robot ou un être humain !

Aujourd'hui c'est plutôt l'inverse : plus vous aller donner d'info au recruteur dans votre CV, mais aussi évidemment sur le web (profil sur les réseaux sociaux professionnels, engagement en ligne, participation aux échanges, partage de l'information, expression de points de vue...), plus vous allez donner envie au recruteur de vous rencontrer. Car n'oublions pas que l'entretien de recrutement est avant tout un échange humain et une affaire de "feeling", le questionnement sur l'expérience et les compétences n'étant qu'un prétexte à l'échange !

 

Finalement, le plus incroyable est que la première question ait été posée par une jeune diplômée !

Je me souviens d'une autre jeune diplômée en journalisme qui était sceptique sur l'intérêt pour elle d'utiliser Twitter ou de tenir un blog !!!

Je vous avouerai que je me demande vraiment comment elle n'a pas pu entendre parler de ces outils pendant ses études !

 

Enfin,je suis intervenu en début d'année pour sensibiliser les étudiants en Master 2 RH de Strasbourg à l'utilisation des réseaux sociaux après avoir convaincu les Responsables des deux Masters de la nécessité absolue de former leurs étudiants à ces outils qui leur serviront à double titre : personnel (recherche d'emploi et pilotage de carrière) et professionnel (activité de sourcing et de recrutement dans le cadre de leur future fonction). Si les DRH de demain ne sont pas formés à ces outils, je ne suis plus étonné de voir les DRH en poste avoir un peu de mal à s'y mettre !!!

Qui a parlé de décalage entre l'enseignement supérieur et le monde de l'entreprise ?

 

(Crédit photo)

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Published by Jean-Christophe ANNA - dans Recrutement mobile et social
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commentaires

Habeas 09/10/2013 13:54

je trouve normal si un recruteur se montre curieux, il ne va pas recruter un mur
et dites vous que si vous êtes pris, vous serez plus en contact avec vos collègues que avec votre famille ou amis

Jean-Christophe ANNA 05/12/2013 09:22



Très juste !


Merci pour votre commentaire.



MSébastien 16/02/2011 14:08


Jean-Christophe,

Merci d'avoir répondu, ta réponse appelle une précision où même si nous avons des divergences dans la formulation et les conseils donnés, je préfère m'appuyer sur nos convergences qui sont plus
nombreuses.

La question du profilage du candidat quelque soit le RS ne semble pas pertinente pour différentes raisons dont la question des discriminations. La balance Risques /bénéfices aussi bien pour le
chargé de recrutement que pour le DE est négative.

La curiosité est une qualité indispensable et non un vilain défaut pour tout professionnel qui se respecte.

Lors de nos expériences professionnelles respectives, il n'est pas rare d'avoir des points de divergences, ce qui à mes yeux permet d'en tirer les meilleurs enseignements et d'apporter de
meilleures solutions. Doit-on écarter un collaborateur, un manager car il exprime une divergence, une opinion à un moment donné différente : NON.

Mais au moment du choix, cela est fait lors de la phase de la sélection des candidatures.

Or force est de constater que les chartes et ce qu'il faut faire sont loin d'être la réalité des pratiques professionnelles et s'abriter derrière ces peccadilles me semble être juste une solution
de communication pour ne pas régler le et les problèmes.

C'est pourquoi, je suis un fervent défenseur de ton blog et de l'Apec comme avec le Pôle emploi sur la méthode des mises en situation (habileté, serious games, Assesment Center, etc) qui permet de
sortir du carcan kafkaïen du recrutement avec Cv et de permettre aux professionnels du recrutement d'être le meilleur d'eux-mêmes.

Ainsi, le recruteur peut exprimer sa curiosité comme il le souhaite sans impact sur la qualité du recrutement et donc pour une meilleure performance des entreprises.

Les banques sont les premières à avoir compris cela en diversifiant leurs recrutements.

Pour toi et tes lecteurs de plus en plus nombreux : Les motifs de discriminations :

1. Les activités syndicales
2. Les activités mutualistes
3. L'âge
4. L'apparence physique
5. L'appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une race
6. L'appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une éthnie
7. L'appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une nation
8. Les caractéristiques génétiques
9. L'état de santé ou de handicap ( sauf inaptitudes constatées par la médecine du travail)
10. L'état de grossesse
11. Les moeurs
12. L'orientation sexuelle
13. Les opinions politiques
14. Les convictions religieuses
15. L'origine
16. La situation de famille
17. Le patronyme
18. Le sexe

Un dernier point souligné par un de tes commentateurs sur l'intelligence collective et les RS - Retour d'expériences : http://0z.fr/jjIql

Et toujours Bravo à Job2.0 l'approche technologique humaine :=)

Seb

PS : Concernant le Prisme, il y a le discours et la réalité


galerie art contemporain 15/02/2011 18:53


Je me demande quand on va voir des étudiants se batir une fausse e-reputation pour obtenir un meilleur job, un peu comme certains faisaient avec leur cv bien enjolivés...


Jean-Christophe ANNA 16/02/2011 13:26



Pourquoi pas, après tout est possible bien évidemment !


Sauf que sur des médias sociaux ayant une audience et une visibilité publique, puisqu'ils se trouvent sur le net, mentir ou enjoliver son expérience et ses compétences est beaucoup plus difficile
qu'avant ! Non seulement car on s'expose alors aux réactions des personnes qui vous connaissent et qui n'accepteront ni de faire partie de vos contacts et encore moins d'écrire une recommandation
!


Je vous propose de sortir de cette paranoia et de considérer les médias sociaux sous un angle positif (le seul qui compte à mes yeux) : des outils permettant de se mettre bien plus et bien mieux
en avant (soi et ses compétences) qu'un simple CV ! :)



Eva Bouvard 15/02/2011 14:54


et bien moi, c'est le contraire, j'ai été virée de Ouest France où j'étais correspondante de presse pour mon blog "les femmes de ménage du journalisme" sur overblog.

En même temps, le positif c'est que cela m'a donné l'occasion de dénoncer une situation scandaleuse dans les quotidiens de Province.


Jean-Christophe ANNA 16/02/2011 13:02



Bonjour Eva,


Merci pour ce témoignage !


Petite précision : le blog dont je parle dans le billet est plutôt un blog professionnel sur une expertise en particulier et non un blog comme le vôtre, dont l'intention est fort louable, mais
dont le revers de la médaille est de vous exposer grandement par rapport à votre employeur !



tangi 15/02/2011 14:28


J'ai bien aimé votre article. Un point de désaccord cependant sur la fin, aux sujets des quelques lignes suivantes :

Finalement, le plus incroyable est que la première question ait été posée par une jeune diplômée !
Je me souviens d'une autre jeune diplômée en journalisme qui était sceptique sur l'intérêt pour elle d'utiliser Twitter ou de tenir un blog !!!
Je vous avouerai que je me demande vraiment comment elle n'a pas pu entendre parler de ces outils pendant ses études !

Il ne faut pas oublier de différencier les usages ludiques et professionnels des outils informatiques. Ce n'est pas parce qu'un jeune passe sa vie sur MSN ou sur Facebook à tagger les photos de ses
"amis", qu'il sera à l'aise avec "l'informatique" pour travailler. Le travail collaboratif, outlook, les fonctions avancées de word, ... autant de choses qui ne sont pas naturelles et pas
nécessairement attractif en mode "loisir".

L’université est quand à elle rempli d’enseignants encore bien réfractaire à l'utilisation des TIC dans le cadre de l'enseignement supérieur. Sans parler de la non formation des étudiants à la
recherche d'emploi.

Il faut sortir de notre bulle TIC/twittos/community management/curation/twitter/2.0 et ce rendre compte que la plus part de nos concitoyens sont à mille lieux de nos préoccupations de "Geeks".

Pour mémoire, une fracture numérique profonde existe chez les 16/25 ans http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/18/l-autre-fracture-numerique-celle-des-16-25-ans_1282850_651865.html. De
plus, un étudiant sur quatre n’utilise jamais Internet au sein de l’université http://www.marsouin.org/spip.php?article260


Jean-Christophe ANNA 16/02/2011 13:21



Merci Tangi pour votre commentaire et vos réflexions très pertinentes sur la différence entre usages ludiques et professionnels des médias sociaux (et non de l'informatique : PC ou Mac,
logiciels, ...), les enseignants réfractaires à l'utilisation des TIC, les étudiants non formés à la recherche d'emploi et la fracture numérique !


Si je me suis permis d'être un peu provoc dans ce billet, c'est non seulement pour faire réagir, mais aussi parce que j'interviens régulièrement en Universités et Ecoles de Commerce et que je
connais bien toutes ces questions !


Seulement, il est grand temps de s'y mettre réellement !


Ces outils sont en passe de devenir incontournables dans la vie professionnelle des cadres et Jeunes diplômés, futurs cadres !



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